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MỘNG - L'opium leur a offert un rêve. La guerre leur imposera l'enfer.

28 septembre 2026 par
MỘNG - L'opium leur a offert un rêve. La guerre leur imposera l'enfer.
lilyseditions.contact@gmail.com

MỘng : ces histoires d'amour qui survivent à la guerre

Certaines histoires d'amour durent une vie.

D'autres ne durent qu'une nuit… mais continuent de résonner pendant des décennies.

C'est cette idée bouleversante qui se trouve au cœur de MỘng, le nouveau roman historique de Claude Rappe. Bien plus qu'un récit sur la Seconde Guerre mondiale, c'est une réflexion sur la mémoire, les regrets et ces rencontres qui façonnent une existence entière.

Une seule nuit. Une vie entière.

Saïgon, 1938.

Pierre, un jeune Belge, fait escale en Indochine. Il y rencontre MỘng, une mystérieuse Vietnamienne dont le prénom signifie « rêve ». Une seule nuit leur suffit pour bouleverser leurs destins.

Ils se quittent au matin.

Ils ne se reverront jamais.

Pourtant, cette rencontre ne cessera de hanter Pierre, comme une lumière fragile qu'aucune guerre ne pourra totalement éteindre.

Une fresque historique à hauteur d'homme

La Seconde Guerre mondiale a inspiré des milliers de romans.

Pourtant, MỘng choisit un angle beaucoup plus rare.

Claude Rappe nous entraîne de l'Indochine française à la Belgique occupée, puis jusqu'au camp de Jawischowitz, près d'Auschwitz. Le roman explore également le recrutement des travailleurs belges, les ambiguïtés de l'Occupation et les difficiles années de la reconstruction, autant d'épisodes encore peu présents dans la fiction francophone.

Mais derrière les grands événements historiques, ce sont toujours des êtres humains qui occupent le premier plan.

Des hommes et des femmes confrontés à des choix impossibles.

Des vies ordinaires emportées par une époque extraordinaire.

Un héros profondément imparfait

Pierre n'est pas un héros de guerre.

Il n'est ni invincible, ni exemplaire.

Il est idéaliste. Romantique. Parfois maladroit. Souvent contradictoire.

Et c'est précisément ce qui le rend profondément humain. Ses erreurs, ses hésitations et ses renoncements font de lui un personnage auquel chacun peut s'identifier.

L'amour comme mémoire

Le titre du roman n'est pas seulement celui d'une femme.

MỘng signifie « rêve ».

Tout au long du récit, elle devient davantage qu'un souvenir : elle incarne ce qui subsiste lorsque tout semble perdu.

Face à la violence, aux camps, aux séparations et à la culpabilité, Pierre continue de porter en lui le sourire de cette jeune Vietnamienne rencontrée avant que le monde ne bascule.

Cette romance n'efface jamais l'Histoire.

Elle lui donne une profondeur émotionnelle.

Les zones grises de la guerre

Les récits historiques opposent souvent les héros aux bourreaux.

La réalité est rarement aussi simple.

Sans jamais minimiser les crimes nazis, MỘng s'intéresse aux illusions, aux compromis, aux renoncements et aux décisions que des hommes ordinaires ont dû prendre pour survivre. Le roman rappelle que la guerre brouille les frontières entre le bien et le mal et oblige chacun à composer avec sa propre conscience.

Cette approche profondément humaine fait toute la force du récit.

Un roman pour ceux qui aiment les grandes émotions

Les lecteurs qui ont été touchés par Au revoir là-haut, Toute la lumière que nous ne pouvons voir, Les Cerfs-volants ou The English Patient retrouveront dans MỘng ce mélange de souffle romanesque, d'intimité et de grande Histoire.

Parce que derrière les batailles, les frontières et les idéologies, il reste toujours une question universelle :

Que devient un premier amour lorsque toute une vie s'interpose entre deux êtres?

Avec MỘng, Claude Rappe offre une fresque historique profondément humaine, où la mémoire devient une forme de résistance, et où certaines rencontres continuent de vivre bien après avoir disparu.

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